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Figures du passé et personnalités

Le Marquis d'Hautpoul : un Héros de la grande crue de Toulouse

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Que d’eau, que d’eau ! Se serait exclamé impuissant et laconique, Le Maréchal Mac Mahon, président de la République en visite à Toulouse après les crues calamiteuses du 23 juin 1875 dans la ville rose… Toulouse a connu pas moins de cinquante crues meurtrières entre 1200 et la fin du XIXe siècle. Mais en ce mémorable jour du 22 juin 1875, les Toulousains, bien qu’apercevant  de multiples troncs d’arbres et débris en tous genres s’amonceler contre les piles du Pont Neuf, sont loin de se douter de l’ampleur du désastre qui se prépare…

Antoine d’Abbadie : à la rencontre d’un Homme d’exception sur le chemin des étoiles, par Michel Azens.

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C’est certainement dans son château-observatoire « Abbadia » d’Hendaye que la personnalité attachante d’Antoine d’Abbadie s’exprime le mieux. Homme de science et de foi, il n’a eu de cesse durant sa vie d’exprimer à travers sa devise « plus être que paraître »... sa volonté de parfaire une quête scientifique novatrice aux multiples facettes tout en cultivant un fort intérêt pour la linguistique. Géographe et explorateur il a légué une somme de connaissances qui fit longtemps autorité et qui suscite encore de nos jours l’admiration.

Antoine d’Abbadie : à la rencontre d’un Homme d’exception sur le chemin des étoiles, par Michel Azens.

Écrit par Administrateur. Posted in Figures du passé et personnalités

C’est certainement dans son château-observatoire « Abbadia » d’Hendaye que la personnalité attachante d’Antoine d’Abbadie s’exprime le mieux. Homme de science et de foi, il n’a eu de cesse durant sa vie d’exprimer à travers sa devise « plus être que paraître », sa volonté de parfaire une quête scientifique novatrice aux multiples facettes tout en cultivant un fort intérêt pour la linguistique. Géographe et explorateur il a légué une somme de connaissances qui fit longtemps autorité et qui suscite encore de nos jours l’admiration.

C’est à Dublin qu’Antoine d’Abbadie voit le jour le 3 janvier 1810, d’un père d’origine Basque ayant fait fortune dans la finance et la spéculation, et d’une mère Irlandaise. Il était second, d’une fratrie de six enfants. Au passage, soulignons l’ancienneté de la famille puisqu’il est attesté qu’un Guilhemus de la Sala d’Arrast mourut en combattant en Palestine. Une stricte éducation « à l’Anglaise »fut donnée au jeune Antoine. L’apprentissage des langues en fit partie, le père allant jusqu’ à faire venir une employée de maison du Pays Basque pour enseigner cette langue à ses enfants. N’était-il pas un fervent bascophile ? Ses trois fils le suivront dans cette voie. C’est à Toulouse, en 1820 que la famille s’installa au coeur de la ville dans le vaste hôtel St Jean. Après de solides études dans la ville rose, en 1828, la famille s’installe à Paris. Le droit ne suffit pas… Il étudie les lettres et les sciences avec les meilleurs professeurs de son temps, Cousin, Guizot, Brongniart, Biot et Arago en astronomie, il en était d’ailleurs le disciple préféré… Il a fait de brillantes études et s’est investi dans tous les domaines de la connaissance mais c’est l’exploration de la voûte céleste qui sera sa discipline préférée. 1 C’est en 1836, qu’il produit avec Augustin Chaho les Etudes grammaticales sur la langue Euskarienne ; la même année, à la demande d’Arago, il mène sa première expédition scientifique au Brésil, et c’est lors de la traversée qu’il rencontra le futur Napoléon III, dont l’amitié perdura ; de nombreuses correspondances furent échangées entre les deux hommes sur des sujets très variés.

En 1837, il entreprend un premier voyage en Ethiopie, accompagné de son frère Arnauld (Arnauld-Michel 1815-1893) ; suivi d’autres durant douze années. Une préparation méticuleuse tant physique que spirituelle a été nécessaire, aussi rien n’a été négligé … vivre a la dure dans une nature hostile n’était pas une mince affaire en ces temps là ! Ils reviendront convaincus d’avoir bu à la source du Nil, exploit grandement célébré, et même si en fait ce fut celle du Nil bleu, la somme des connaissances acquises dans tous les domaines force l’admiration… géologie, géographie, géodésie, astronomie, physique, biologie, ethnographie, linguistique, Antoine a mis à profit la protection de son frère guerrier (surnommé le Raïs, prince )pour mener à bien ses recherches dans tous ces domaines, allant jusqu’à écrire un dictionnaire de 40000 mots en Amharina, principale langue d’Ethiopie, sans oublier de ramener une collection impressionnante de manuscrits. Les deux frères, fervents catholiques, nourrissaient aussi le rêve d’ouvrir la voie aux missionnaires catholiques dans un pays chrétien certes, mais entouré de musulmans. C’est par le biais des Lazaristes qu’ils entreprirent cette mission… ces liens sont attestés. Un protectorat Français faisait aussi partie de leurs projets.

De retour au pays, et après de nombreux autres voyages, Antoine d’Abbadie est élu à l’Académie des sciences comme membre correspondant, en 1852, peu avant, il créa à Urrugne ses fameuses fêtes

1 Il est remarquable d’observer que l’observatoire d’Abbadia est resté en service jusqu’en 1975…

Basques, auxquelles il y adjoignit les célèbres jeux floraux. En 1859, Antoine épouse Virginie de St Bonnet ; ils n’eurent pas d’enfants. Et c’est de 1864 à 1870, qu’il fit édifier son surprenant château de style néogothique Irlandais, d’après les plans de Viollet-le-Duc, et dirigé par le bien nommé Duthoit. A l’intérieur les peintures murales évoquant l’Egypte et l’Ethiopie abondent et ravissent le regard du visiteur curieux, interpellé par les nombreux proverbes écrits dans les quatorze langues que connaissait d’Abbadie, en particulier le Basque et le Gaélique… C’est en 1870 que devait être posé la dernière pierre par Napoléon III, ce qui ne put être fait en raison de la défaite de Sedan, et de l’exil de l’empereur. De 1871 à 1875, Antoine est maire d’Hendaye et contribue grandement au développement de la ville. A la même époque, on le dit sympathisant de la deuxième guerre carliste, il aurait aidé les partisans. Malgré ses activités, il continue ses travaux, et se rend en 1882 en Haïti pour observer une éclipse de soleil, voyage suivi par d’autres en compagnie de son épouse en 1884 en Egypte, Ethiopie et à Constantinople. Il a déjà entrepris des observations astronomiques en vue d’une carte du ciel, et est élu en 1892 Président de l’Académie des sciences, couronnant son implication totale dans le domaine des sciences. Son intérêt pour la culture et l’identité Basque fut réitéré lors des fêtes de St Jean de Luz, la même année, lançant à la fin du banquet un vibrant appel en faveur de celle-ci, achevant son discours par le fameux « Zaspiack Bat » les sept provinces en un…

Fervent catholique, nous l’avons dit, ses liens avec les diverses congrégations de son temps sont attestés, en particulier avec les Lazaristes. Ne fit-il pas un voyage accompagné par l’un d’entr’eux ? Il s’associa ainsi avec le père Guiseppe Sapeto, rencontré au Caire etlui avait proposé d’établir une mission à l’intérieur du pays. Les missions de Léon des Avraches et Taurain, une fois implantées, en 1850, d’Abbadie n’eut de cesse de les soutenir dans leurs oeuvres. Il est rapporté qu’il intervint fortement auprès de Rome en faveur du travail des missionnaires dans ces contrées à différentes périodes jusqu’en 1845.Les prêtres lazaristes de Jacobis et Montuori virent ses efforts aboutir à l’établissement par la commission de Propagande d’une mission dirigée par eux. Le vicariat de Gallas, quant à lui fut confié Gugliémo Massaja qui fut nommé évêque à cette occasion. Il faut remarquer que grâce au soutien de d’Abbadie, il reçu la mitre de cardinal2.Il offrit en outre un ombromètre à bascule à l’Abbé Chilo professeur de physique au grand séminaire de Bayonne ; son engagement auprès de la science catholique se manifesta jusqu’à son leg 3à l’Académie des Sciences, allant jusqu’à exiger que le personnel de son observatoire devait être composé de prêtres… Il choisit d’ailleurs lui-même son successeur, en la personne d’Aloÿs Verschaffel (1850-1933), prêtre oratorien.Il justifia ses choix comme il l’écrivit à Dominique, provincial de l’ordre cistercien de Toulouse. Mais ces liens ne pourraient être résumés à une simple évocation, et une étude est en cours. Pour mieux illustrer la profonde religiosité catholique d’Antoine, il suffit de lire le texte dédicace qu’il fit enfouir lors de la première pierre dans les fondations de sa demeure d’Abbadia qui se conclue par un hymne vibrant au Tout Puissant…

Voici donc évoquée très succinctement l’oeuvre de cet homme hors du commun, qui fort heureusement a été relatée à travers des publications aussi complètes que richement documentées. Et comme l’histoire rebondit souvent sur des « facettes insoupçonnées » il m’est apparu étonnant en son temps de découvrir que cet homme de grande culture, à l’éclectisme surprenant se vit remettre un ouvrage de linguistique curieux, parmi les nombreuses publications lui étant adressées : « La vraie

2 Académie des sciences, Mémoire de la science 2 Antoine d’Abbadie par JP Poirier et Anthony Turner p 15, lire note concernant Dercours (29)

3 Antoine d’Abbadie fit don de sa propriété et donc de l’observatoire à l’Académie des Sciences…

langue celtique où le Cromleck de Rennes-les-Bains » par l’Abbé Henri Boudet édité en 1886 par l’imprimerie Pommiès à Carcassonne où l’on apprend dans un livre publié en 1985 aux éditions duBorrego, Paris :

« L’Alphabet Solaire introduction à la langue universelle avec des textes inédits de l’Abbé Boudet », par Jean Luc Chaumeil et Jacques Rivière, qu’un exemplaire était à la BN. (p 28).Les auteurs évoquent ensuite p 36 l’éclectisme de l’Abbé, en évoquant un témoignage qui inventorie plusieurs instruments de mesures contenus dans le grenier de la maison familiale à Axat, en mentionnant « qu’il devait y en avoir beaucoup d’autres qui ont été égarés… » Précédemment, même page, est évoqué ses correspondances avec entre autre la Reine Victoria, l’Empereur du Brésil, puis celles avec un certain Chanson d’Abady (cette coquille involontaire évoque évidemment Antoine…) et d’autres. Un écrivain, Pierre Jarnac (Michel Vallet) mena peu avant une longue enquête détaillée, ayant le même interlocuteur dont les faits et propos sont rapportés dans ses Archives de Rennes-le-Château.Dans « l’OEil sur la montagne »4, munis de nouveaux renseignements, nous rappelions qu’un ouvrage de l’Abbé avait été remis par l’intermédiaire d’un ami, Mr Cailhol à Mr d’Abbadie ; est-ce celui précédemment cité ?

Car plusieurs liens existent entre le prêtre et Antoine d’Abbadie, bien entendu leur passion commune pour la linguistique, même si leur approche semble différente, et la somme des résultats sans commune mesure, il suffit de lire leurs publications respectives. Ensuite, il est établi que le prêtre s’intéressait aux sciences de son temps, à l’ethnographie, à la géographie, voire à l’archéologie… mais ce serait ignorer un autre aspect de l’affaire que de passer sous silence l’intérêt que portait l’Abbé Boudet, à la géodésie et à la cartographie, tout au moins pour la réalisation de sa carte du fameux « cromleck » tant décrié par ses contemporains dans laquelle figure certaines altitudes… nous ne nous attarderons pas sur celles-ci, étant établi, qu’en fait, « cette carte muette » dissimule d’autres informations concernant un tout autre lieu… En fait, ces notions d’altitude, sont également présentes dans d’autres documents « clefs » comme dans la fameuse phrase décryptée, où apparaissent les termes PAX 681,qui traduit l’altitude de 618 m d’un repère ayant la forme d’un dolmen, ainsi que dans un autre document, bien de papier, qui en contient d’autres relatives au même endroit… C’est là l’essentiel de ces indications, dont il est inutile dans cet article d’en prolonger la démonstration. Mais soulignons quant même un curieux courrier d’un autre Abbé, Bérenger Saunière, prêtre officiant à Rennes-le-Château, demandant à son correspondant, comment mesurer une montagne…

Prenons donc de l’altitude par rapport à ce dossier, pour rappeler que parmi les innovations remarquables d’Antoine d’Abbadie, il en est une qui marqua son époque : souvenons-nous que lors de son voyage en Abyssinie, il s’était fixé comme but entre autre d’établir une cartographie du pays. Peu satisfait du théodolite prêté lors de sa première expédition, il pensa l’améliorer. C’est lors de da deuxième expédition qu’il fut amené à inventer une méthode de relevés rapides, appelée Géodésie expéditive. Tout à fait originale et précise, elle reposait sur l’emploi de signaux naturels, tels que les pics de montagne, les angles saillants de précipice, les cimes d’arbres, pour résumer, tous les objets remarquables constituants l’horizon ; pour ce il relevait l’azimut et l’apozénith (la distance zénithale) à l’aide d’un petit théodolite5, en y joignant des remarques sur des croquis soigneusement élaborés. Ces « tours d’horizons » dirigées par des observations constantes du soleil, ont générées ainsi une

4 L’oeil sur la montagne où le secret de l’Abbé Boudet, Ed Pégase, Azens /Jarnac 2010

5 Son inventeur Thomas Digges le nomma ainsi. Brièvement : Sert à mesurer des angles d’un triangle formé par 3 points tels que les sommets de 3 montagnes…Utilisé également en astronomie.

chaîne liée de triangles des bords de la mer rouge, jusqu’aux confins du pays de Kaffa.Ce réseau, embrassant 8° de latitude sur 3° de longitude était appuyé sur un grand nombre de déterminations indépendantes, de latitudes absolues, de longitudes obtenues par occultation, et d’altitudes déterminées par l’observation du baromètre et de l’hypsomètre6. Une savante méthode de compensations graphiques procurait un réseau fournissant plus de 850 positions de lieux. On peut lire dans ses Journées de route une quantité de détails topographiques. Ce maillage effectué avec un soin infini, lui permit d’élaborer de belles cartes avec des planches détaillées, donnant les croquis des signaux, les profils des montagnes bordant l’horizon qui ont fait très longtemps autorité…

Satisfait au-delà de ses espérances de sa méthode, il décida de perfectionner son instrument en créant sous le nom d’Aba un nouveau théodolite adopté plus tard par l’explorateur Serpa Pinto. La lunette du nouvel instrument se devait de demeurer toujours horizontale, pouvant tourner sur elle-même et portant un prisme à réflexion totale attaché en avant de l’objectif, ce qui permettait de viser dans toutes les directions. Pour parfaire le tout, il imagina une nouvelle lunette zénithale, ainsi qu’un hypsomètre gradué directement pour la mesure des altitudes. Antoine d’Abbadie confia à Radiguet la réalisation de la version améliorée de l’Aba en 1876. Devenu réellement précis, léger et portatif, il fut la réponse en son temps aux relevés topographiques rapides et fiables. A ce stade, au vu des liens précédemment cité, il apparaît probable qu’un concours sous une forme qu’il est prématuré de développer ici, a été apporté à prêtre, ainsi qu’aux concepteurs de ce véritable « jeu de piste » que constitue cette affaire.

Voici très résumé cet aspect d’une partie de l’étude que j’ai menée sur l’oeuvre d’Antoine d’Abbadie, et les corrélations avec le livre de Henri Boudet, les divers éléments, donc de la dite affaire de Rennes-le-Château.7 Les recherches étant avancées, à ce stade, je me devais de communiquer l’essentiel de ces remarques aux principaux concernés, donc aux membres de l’Académie des Sciences, dans un seul but d’information, et que je remercie vivement pour leur accueil et leur concours, ainsi que leur aimable autorisation de publication des illustrations.

Un ouvrage est en cours d’achèvement comportant de nombreux documents, que je communiquerais aux mêmes personnes pour consultation préalable. De nouvelles découvertes y seront publiées.

Nota : Toute reproduction, copie, même partielle est soumise, à autorisation de sudinsolite.com.Les photographies illustrant cet article sont soumises au Copyright. En outre leur publication a été autorisée par les services de communication du Château d’Abbadia, que je remercie vivement pour leur amabilité.

1 Il est remarquable d’observer que l’observatoire d’Abbadia est resté en service jusqu’en 1975…

2 Académie des sciences, Mémoire de la science 2 Antoine d’Abbadie par JP Poirier et Anthony Turner p 15, lire note concernant Dercours (29)

3 Antoine d’Abbadie fit don de sa propriété et donc de l’observatoire à l’Académie des Sciences…

 

 

4 L’oeil sur la montagne où le secret de l’Abbé Boudet, Ed Pégase, Azens /Jarnac 2010

5 Son inventeur Thomas Digges le nomma ainsi. Brièvement : Sert à mesurer des angles d’un triangle formé par 3 points tels que les sommets de 3 montagnes…Utilisé également en astronomie.

6 L’hypsomètre, en ce temps là était celui à pression, avec une cuve d’eau portée à ébullition, combinée avec un thermomètre donnant l’altitude d’un lieu…

7 Dernièrement des évènements ont conduit à une avancée notoire de cette affaire, (lire les nombreux articles sur le sujet…) localisant une cache à Sougraigne.(11)

Ariège. Bélesta. Les bottes de l'Empereur, par Michel Azens.

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L’affaire remonte  au 4 octobre 1852, Napoléon III détient les rênes du pouvoir, mais  il n’est pas encore empereur. Neveu de Napoléon 1er, il bénéficie de l’aura de son oncle dont le prestige est à peu près intact, jusque dans les villages les plus reculés en France...

Limoux (Aude) Alexandre de Guiraud, un député de l’Aude, au XIXe siècle, qui savait parler des Anges, du Ciel et de l’Enfer…

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Né à Limoux (Aude) le 23 mars 1829, mort le 28 juillet 1873 le Baron Alexandre de Guiraud était propriétaire-viticulteur, et membre de plusieurs sociétés agricoles...