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Rennes-le-Château

La passion de la photographie de l'abbé Sauniere

Écrit par Administrateur. Posted in Rennes-le-Château

 

La passion de la photographie de l’abbé Bérenger Saunière

                                                                                                     Ecrit par l’abbé Sedhère le 24 sbre 2019

 Les afficionados de l’affaire dite de Rennes-le-Château savent tous que l’abbé Henri Boudet pratiquait la photographie. On lui doit une quantité importante de clichés pris de son temps. On ne peut affirmer avec quelle marque d’appareil il opérait…  Mais c’était certainement avec une chambre avec plaques 13x18, voire 18x24, en tout cas, à la fois la qualité des clichés ainsi que leur datation indique que c’était avec ce type d’appareil qu’il pratiquait son art. Le transport ainsi que la préparation des fragiles plaques de verre exigeait alors un savoir doublé d’une  grande méticulosité lors des prises de vue. En effet, après une savante préparation des supports, il fallait calculer avec précision suivant les conditions atmosphériques et météorologiques le temps de pose, ainsi que le dosage de l’obturateur. Chose faite, sous un manchon en tissu noir, l’on stockait au mieux les dites plaques pour le transport jusqu’au retour pour pouvoir officier dans un laboratoire à la chimie complexe pour le tirage des photographies…

  L’abbé aurait certainement aimé posséder l’un de ces appareils modernes avec émulsion ; Rappelons que les progrès considérables de la technique photographique grâce au nouveau dispositif de l’arystotype au collodion remplacé rapidement par le gelatino bromure d’argent, permettaient à ces procédés argentiques sur papier industriel d’exploiter des plaques de verres et des supports papiers pour négatifs facilement transportables et d’une grande praticité. Mais on n’en était pas encore là à cette époque. Par contre, il est possible qu’il ait possédé un de ces stéréotypes très en vogue à la fin du 19 è. Ceux-ci, outre le fait qu’ils étaient aisément transportables avaient la particularité d’avoir un fonctionnement très simple. Son confrère de Rennes-le-Château aurait pu lui suggérer… En effet, l’on sait qu’il en possédait un qui lui aurait été offert par un certain Sabatier.

Verascope

 L’on tient cette information d’un certain Jérôme C....... un chercheur émérite de RLC, qui avait découvert cette information dans les carnets de correspondance de l’abbé Saunière… Il me le confia dans un courrier en date d’octobre 2010 :

 « … félicitations, cette lecture m'a été agréable, moi qui suis éloigné du terrain j'ai néanmoins longuement planché sur la correspondance de l'abbé Saunière et voici deux petites infos que je vous livre et que vous connaissez peut-être déjà : La définition Verascope : Je ne sais pas si Boudet en possédait un mais Saunière oui. Il lui fut offert par son ami Jacques Sabatier (membre SESA et présent le jour de la fameuse excursion 1905) et le plus fameux est qu'une revue pour le moins légère l'accompagnait : L'Etude académique, "recueil de documents humains illustré par la photographie" ou effectivement le relief s'impose, bien que rien ne remplace le toucher :

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5705541w.image.r=etude+academique.f1.langFRhttp://www.magasinpittoresque.be/images-erotiques/etude-academique/etude-vignola-26.htm Mises dans de mauvaises mains ce type d'info ferait les choux gras des détracteurs de l'abbé qui en ont déjà tant fait. Précision : l'abbé ne chercha pas à se procurer d'autres numéros... »

 Ce courrier me fut envoyé à la suite de sa lecture de « Fenêtre sur Tour » dont une allusion à cet appareil était faite en page 138. Je tenais cette information mais sans connaitre le possesseur et n’en connaissait pas la source donc je ne pouvais que remercier mon correspondant.

 Or, au cours de mes nombreuses excursions dans les alentours de Rennes-le-Château, on était à la fin des années 70, voire début 80, mes pas m’ont porté un jour dans la combe de Bals, près du Ruisseau des Couleurs En ces temps-là, je pratiquais la détection avec une certaine assiduité en toute discrétion d’ailleurs : je dois dire avec aucun mal, le terrain alors étant quasi vierge de tout chercheur… Mais ce n’est pas avec l’aide de mon Boekels dernier cri avec utilisation de redresseurs de phase prêté puis cédé plus tard à bon prix par un touriste allemand, que je fis une bien curieuse découverte dans les lieux…

  Il était déjà tard, ma batterie avait rendu l’âme depuis longtemps après une journée jugée déjà fructueuse quand errant sur le début de la combe, près d’une ruine au bord d’un bassin, j’entrepris de rentrer au village en prenant le chemin le plus court à travers un amas de roches. C’était assez escarpé et je ne sais si c’était la fatigue aidant, mais je chutais heureusement sans gravité, pour en me redressant apercevoir un objet encastré dans une anfractuosité. Par curiosité, je me baissais alors et entrepris de le dégager. J’y parvins en m’écorchant l’avant-bras et quelle ne fut pas ma surprise de mettre à jour les restes de ce que j’identifiais immédiatement comme un capot de stéréoscope. Plus au fond, gisait la plaque avant où ne subsistait plus que les verres des lentilles… Le tout en pièces détachées malheureusement. Il est probable que l’appareil a lourdement chuté et que ceci ait eu pour conséquence de causer son démantèlement… Les intempéries avaient eu raison de la peinture noire et l’aspect était celui du laiton vieilli, oxydé, que j’entrepris de nettoyer dès mon retour. Grâce à un ami collectionneur, nous pûmes mettre un nom sur la marque de l’appareil possédant encore ses numéros de série… Il s’agissait d’un… Vérascope ! de la fabrique Jules Richard. Un point crucial pour l’identification de l’appareil fut la poignée du capot très caractéristique (Voir modèle). Malgré mes efforts et mon retour sur place quelque temps plus tard, il me fut impossible de retrouver la partie centrale… Une fois nettoyé, il alla rejoindre la caisse des objets insolites trouvés dans la région…

 Le temps passa et longtemps après, mû par je ne sais quel élan de générosité, il me vint la curieuse idée de remettre cet objet ainsi qu’un petit lot de brocante composé si je me souviens bien de cuillères ainsi que d’une vénérable coupe d’anis à un conseiller municipal alors en poste à Rennes. Mr C….. me remercia et l’affaire en resta là et je n’entendis plus jamais parler de tout ça. Pour l’anecdote, je dois à un éboulement après de fortes pluies ma découverte de ces articles de table trouvés dans le remblai derrière le domaine entres-autres objets…

 Evidemment, on ne peut attester que cet appareil était les restes de celui employé par l’abbé Saunière en son temps ; mais tout de même, vous avouerez que la coïncidence est étrange… en tout cas si c’était le cas, l’appareil, je peux l’attester est revenu très près de son propriétaire d’alors… l’affaire aurait pu rester très discrète, ne m’étant livré de cette trouvaille qu’à deux personnes. Mais comme rien ne se perd, surtout aujourd’hui avec les bavardages modernes, il m’a été rapporté que cette anecdote avait circulé. Il n’y a rien de mal, surtout venant de la part d’authentiques passionnés… mais un point m’a été rapporté qui mérite d’être corrigé :

 Re: Café de Rennes le Chateau: Message de Aronnax » 23 Sep 2019, 15:33

 François- Pour l'appareil photo - J'ai demandé hier après midi ! il ne reste plus rien , ce n'était qu'un bout de ferraille rouillé trouvé par michel Azens - Il fallait une certaine imagination pour dire qu'il s’agissait d'un appareil photo - :flowers:

  • Salut Jean-Claude. Pas de chance :shock: Je pensais qu'on aurait pu reconnaître le type d'appareil.Mais, Michel est photographe et je pense que l'identification qu'il en a faite est bonne. Je m'en contenterai donc. Merci du coup de main :thumbsup:

 Merci à Aronnax pour sa confiance, mais pas de bon point à son informateur quant à l’appareil : il n’était pas rouillé (1) car en laiton, et il fut remis bien nettoyé et revêtant le bel aspect doré de ce métal. Et au vu des lentilles et du boitier, il n’y a pas de doute… Il n’est donc pas question-là d’imagination, mais d’un peu de connaissances, de bon sens et d’objectivité… mais je pense que sur ce dernier point, on peut dédouaner le rapporteur, car tout indique qu’il n’a pas vu l’objet… Le mieux serait peut-être de publier la photo et de la comparer avec un appareil similaire en bon état ! Mes clichés n’existant plus, il n’y a plus qu’à s’en remettre tout simplement au détenteur actuel de l’objet…

 Quoiqu’il en soit, à ma connaissance, il n’a pas été découvert à ce jour de vues stéréoscopiques subsistant d’une collection de clichés de l’abbé Saunière, mais comme dans cette affaire il arrive que des éléments finissent par réapparaitre, il est permis d’espérer…

 Nous avons appris qu’une vente importante de photos anciennes ainsi que de documents photographiques aura lieu le 15 octobre à Pamiers. Parmi cette impressionnante collection, on trouve en bonne place un Vérascope de Jules Richard…

(1) En effet le laiton ne "rouille" pas, mais il peut tout de même s'oxyder tout comme le cuivre (car il en contient, composé également de nickel). Donc avec ces métaux pas de nettoyage à l'alcalin (soude, javel) sinon ça les ronge, un simple nettoyage au dentifrice avec une brosse ad hoc suffit...

 https://www.interencheres.com/meubles-objets-art/vente-thematique-photographie-255129/

 http://sudinsolite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=235:appareils-photos-anciens-vente-aux-encheres-toulouse&catid=44&Itemid=182

http://sudinsolite.com/index.php?option=com_content&view=article&id=232:bonum-vinum-laetificat-cor-hominis-ou-le-vin-des-cures&catid=49&Itemid=187