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Littérature et bibliophilie

Henri Boudet : La clé du vrai leg antique Suite et fin

Écrit par Administrateur. Posted in Littérature et bibliophilie

 

Henri Boudet : La Clé du vrai leg antique,  extrait, suite et fin.

                                                                                              Ecrit par Louis Jourdane 20 août 2019

...... Attention, c’est le moment d’ouvrir les yeux, là ou d’autres ont déjà fermé le livre : une surprise de taille est au rendez-vous pour le lecteur attentif : « la petite ville de Tolosa dans le Guipuscoa entourée par l’Oria, la plus forte rivière après la Deva voyait des embarcations Cantabres remorquée par des taureaux[1] arriver jusqu’au pied des habitations »…  Très beau, mais aussi  faux et aucun rapport avec notre Toulouse à part ces curieux attelages, mais comme à l’accoutumée, plutôt en lien étroit avec le fil de sa pensée : Explication de texte : Tolosa est une ville espagnole baptisée ainsi en 1256 par Alphonse XIII en référence avec la prestigieuse Toulouse. Elle se trouve au nord de Salinas de Leniz dans la province de Guiputzcoa au pays des Basques.[2] Ce petit village de 250 habitants, fut célèbre pour ses… Salines ! Le sel y était exploité depuis la plus haute antiquité, de grande qualité soulignent les historiens et son histoire rappelle à bien des aspects celle de la fontaine salée entre Fourtou et Sougraigne se situant également au sud de la ville rose… Un clin d’œil de plus à un lieu qui lui tient à cœur, parmi les nombreux jalons géographiques camouflés çà et là sous des formes parfois d’une complexité déroutante mais souvent d’une simplicité désarmante.

 Mais souvenons-nous que l’abbé Boudet nous parle de taureaux… et c’est à 3 occasions qu’il cite ce terme seulement dans son livre, autant que pour les cornes… Par contre, le terme fort apparait à 82 reprises dans son ouvrage ! Bizarre, comme c’est fort bizarre : cet adverbe il l’utilise d’une manière systématique dans son argumentaire sans jamais y déroger ! Sommes-nous dans le bain (fort) ? Il est vrai que Blanquefort n’est guère loin, pas plus que Roquefort ou dixit l’abbé on élève aussi des taureaux, forts comme il se doit… suivons le donc :

 Et c’est là qu’on se plait à penser que l’abbé songe sérieusement à évoquer un culte célèbre dans l’antiquité affectionné par les romains et importé à maintes reprises en Gaule dont à La Lagaste, non loin de ses terres : parfaitement informé à travers ses nombreux abonnements à des revues scientifiques du temps : il a certainement eu vent de l’un de ces temples Mithriaques trouvé fortuitement dans son secteur. D’ailleurs dans son ouvrage, il évoque à mots couverts une découverte archéologique allant dans ce sens. Le taureau à travers la tauroctonie étant au centre de cette religion… Rappelons que le culte à Mithra, dieu iranien, est un de ces cultes à mystères, impliquant une initiation ; la victoire du dieu dans le combat, au nom de l’humanité, entre le bien et le mal, manifestée symboliquement par la mort du taureau, explique le vif succès rencontré par son culte dans tout l’Empire.

 Il est vrai que par ailleurs il évoque fortement les flambeaux emblématiques des accompagnateurs de Mithra[3], Cautes et Cautopates : quand on songe aux nombreux parallèles entre cette antique religion et le Christianisme originel il y a de quoi être éclairé… Ne dit-il pas également : « …les anciennes et pures croyances religieuses enseignées par les Druides, ont fait place au culte idolâtrique propagé par les vainqueurs. Les temples des faux dieux ont souillé ta terre celtique, et le peuple perverti s'est abaissé à adorer Teutatès, Belenus et Ogmius et Oghan… » 

 Indications révélatrices : si on examine ces Dieux en détail, on s’aperçoit que le premier cité est le Dieu protecteur des communautés, nommé aussi Teutatis, le père des tribus Gauloises, mais c’est également celui qui juge les morts et qui décide s’ils méritent de rester à Aballon ; en tout cas on trouve extrêmement peu de vestiges en France. Quant à Belenus, plutôt nommé couramment Belenos, il est dit que cette divinité brillante, brûlante, resplendissante possède des correspondances dans la mythologie Celtique avec Grannus, et est assimilé à Apollon ; il est le Dieu complémentaire de Lug, enfin, il est l’archétype du Dieu soleil… Il représente donc la lumière solaire et est également le symbole du renouveau, de la jeunesse… Dieu de l’harmonie et de la beauté, mais aussi de l’intuition, du raisonnement. Patron des beaux-arts et de la médecine, guérissant par la méditation ; d’ailleurs il est utile de rappeler qu’on le célébrait toujours à proximité de sources forcément guérisseuses… Quant au 3 è cité, Ogma était le Dieu de l’éloquence et l’inventeur des Ogham, premier système d’écriture en Irlande, mais il est aussi psychopompe pour convoyer les âmes vers l’autre monde… Quant à Oghan, on le trouve également  dans le panthéon irlandais, encore, comme un Dieu Solaire. Toutes ces divinités sont lointaines, mais connues de l’auteur.

 Résumons : un père des tribus Gauloises qui juge les morts, un Dieu solaire, Belénos dont les attributs et la fonction font sacrément penser à Mithra Sol Invictus,  et qui pratique près des sources guérisseuses omni présentes à Rennes-les-Bains. Ogmius Dieu de l’éloquence et psychopompe et enfin, encore un Dieu solaire, Oghan. Rappelons que le culte de Mithtra était pratiqué dans des grottes, nombreuses dans le secteur des Bains, et que les Romains occupèrent un temps la contrée y laissant nombre de vestiges…

 En tout cas,  il s’agit d’une bien belle promenade géographique[4] menée avec maestria qui conduit fréquemment dans de sombres labyrinthes dans lesquels des hordes de lecteurs peu informés et toujours pressés n’ont de cesse de s’égarer, confondant toujours l’objet de leur recherche avec le message que l’on nommerait aujourd’hui subliminal, tant les précautions de l’auteur ont été extrêmes,[5] le poussant à emprunter des chemins insolites et trop souvent incompréhensibles pour le lecteur.

 Ne sourions pas, l’énergie consacrée à ce « Patchwork » compilatoire, empruntant çà et là en citant ses sources au gré d’une manière « arrangeante », surchargé de remplissages et exhumé des tiroirs d’une imagination et d’une créativité peu commune de la part d’un Celtisant comme il se disait jadis dans les milieux littéraires, ne peut en aucun cas être taxé d’amphigourisme, on doit plutôt y déceler une pratique habile et opiniâtre d’un idiolecte qui a séduit les thuriféraires modernes. En bon logophile totalement engagé dans son système, Il force le respect, si ce n’est dans la forme tout au moins dans un fond dont n’ont pas fini d’aller excursionner avec un bon « flambeau » les parois de présumés obscurs mystères, les chercheurs tenaces dont à ce jour on ne compte plus les interprétations, des fois sous forme de publications frisant le cocasse, comme une certaine qui demeurera dans d’obscures annales, allant ressusciter nos braves Atlantes(!) Toutes ou presque, demeurant muettes sur d’improbables découvertes avérées… mais sait-on jamais si d’aventure vous étiez munis d’un bon flambeau et armé d’une persévérance remarquable, saurez-vous à votre tour expliciter la méthode abordant le « message » contenu dans cette œuvre en vous étant muni préalablement des outils contemporains de l’auteur et tenter de convaincre à votre tour… A défaut de posséder un original de l’ouvrage, vous pourrez vous procurer un fac-similé de bonne qualité, celui des Editions Belisanes. Par contre, il sera utile au « chercheur » de se procurer une édition originale de l’Atlas de Géographie Ancienne, du Moyen âge et Moderne de A. Delamarche publié en 1849 par Grosselin et Cie, utilisé par Henri Boudet. [6]En le parcourant, vous retrouverez le parcours géographique ainsi que la démarche explicative de l’auteur.

 Nota : le lecteur pourra aisément parcourir les pages de la Vraie Langue Celtique sur un des nombreux sites proposant l’ouvrage en téléchargement. Ouvrages utiles : Voyage au Centre de l’affaire, Michel Azens Ed Pegase 2014.  L’Œil sur la Montagne, Editions Pégase, Azens / Jarnac 2010. L’Alphabet solaire, introduction à la langue universelle de J.L Chaumeil et J. Rivière Ed du Borrego 1985.

 Un lien utile, notes 40 et suivantes sur l’Abbé Boudet :

 https://journals.openedition.org/pratiques/1220

 Sur le culte de Mithra : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mithra

 Tous droits réservés. ©La reproduction, les citations même de courts passages nécessitent l’accord de Sud Insolite.

 



[1] Cet animal est cité à mainte reprises, cela n’est pas le fruit du hasard au vu du développement ardu de l’Auteur, le rapprochement avec le Minotaure devrait suffire en guise d’avertissement…

[2] Leintz Gatzaga en langue Basque.

[3] Lire dans nos colonnes l’article sur de Dadophore de la Lagaste.

[4] Dans Clovis Dardentor, Jules Verne à son tour réitère l’exercice, au prix de bizarreries flagrantes, mais également dans un autre ouvrage méconnu…

[5] Rappelons que cet ouvrage si décrié en son temps, ne portait pas l’imprimatur de l’Evêché…

[6]  Plusieurs fois réédité, le nôtre comporte curieusement une série de croquis anecdotiques relatifs, dont un de Sherlock Holmes…

 

Un trésor à Martres-Tolosane

Écrit par Administrateur. Posted in Littérature et bibliophilie

 

Un trésor à Martres-Tolosane ou les révélations de Nostradamus.

 

                                                            Ecrit par Sylvain de Montretout le 17 décembre 2018

 

Martres Tolosane, bourgade connue pour sa faïence possède un des sites archéologique les plus célèbres de l’époque Gallo-Romaine. La villa Chiragan a livré, au cours des différentes fouilles opérées, quantité d’œuvres uniques tant pour pour leur facture que pour leur diversité. Le site était connu depuis le XVII è siècle sous le nom d’Angonia qui vraisemblablement provenait du nom des premiers propriétaires de cette villa remarquable par sa taille et la quantité impressionnante des vestiges qui ont été mis à jour.

L'Intermédiaire des chercheurs et des curieux et Gerard de Sède, Saison II

Écrit par Administrateur. Posted in Littérature et bibliophilie

 

L’Intermédiaire des chercheurs et des curieux  et Gérard de Sède : Saison II

                                                           Ecrit par Sidoine de St-Preux le 4/11/2018

 

Nous avions évoqué dans un précédent article les premiers intervenants du sujet de Rennes-le-Château. Le recensement le plus complet possible des interventions faites à l’époque laisse apparaitre la diversité des thématiques ainsi que l’identité de leurs auteurs dont la quasi-totalité écrivait sous pseudonyme à quelques exceptions près. Si certains se bornaient à une, voire deux interventions, d’autres récidivaient, tel le dénommé Pumaz qui se signala en septembre 1971 dans le numéro 246 semblant très au fait de l’affaire, tout au moins le prétendant.

Toulouse livres anciens aux enchères

Écrit par Administrateur. Posted in Littérature et bibliophilie

Toulouse livres anciens aux enchères                      

Nous avons appris qu’une vente aux enchères de livres de qualité était annoncée le jeudi 27 avril chez Primardéco, établissement réputé de la ville rose. Il n’en fallait pas plus pour qu’avec ce beau temps printanier nous nous y rendions…

De Rennes le Château au Château d'Abbadia…

Écrit par Super User. Posted in Littérature et bibliophilie

L’énigme de Rennes-le-Château perdure encore aujourd’hui, et ce malgré ses errements, ses approximations et tout le cortège d’éléments ésotériques qui est venu au fil des ans se greffer dessus.
Mais le rêve subsiste et nombreux sont les adeptes de la piste trésoraire qui entretiennent inlassablement celle-ci sans jamais désarmer et rejetant tous les autres éléments d’une affaire qui a été compliquée à souhait au fur et à mesure des ans. Et même si certains chercheurs ont fait un réel travail pour tenter d’y voir plus clair à travers cette masse d’informations, cette histoire demeure imprécise pour ne pas dire floue pour les profanes.